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Habitants des villes

Taillés dans la pierre des ville à l’asphalte brûlante et au bruit perpétuel, habituée à la violence crue de la lumière du jour comme à l’obscurité ricanante des bas-fonds la nuit.

Familiers du faufilement dans les foules, des coups d’épaule, des cris gratuits et de la proximité des corps, dans le désir, dans l’entassement et la promiscuité. Connaissant la sensation du contact avec le corps des autres. Quotidien rassérénant des poubelles dégueulantes et des rues sales, en pente raide. Lassés des trop grands espaces, à part l’horizon, et plus à l’aise dans le monde des boîtes, des containers et des recoins.

Le trottoir noir, le caniveau, les murs crades comme éléments du décor de la normalité. La vie à la passer avec tout ces gens. La foule, la promiscuité, l’étreinte, le choc des corps dans la bagarre. Enfermés, à l’étroit dans des corps fonctionnels, mais rarement élégants ou chics. Utilisant nos corps comme des machines pour répondre à nos nécessités, si vénales ou séduisantes qu’elles soient.

Nous, les habitants des villes, qu’est-ce qui nous différencie finalement des cafards ?

12/04/2010

Posted in Animaux, Villes.